La VN : solution africaine de développement bas carbone

La Voûte Nubienne est une solution d’habitat bioclimatique, bas carbone, adaptée aux contextes socio-économiques et environnementaux d'Afrique soudano-sahélienne et aux effets du changement climatique qui s'y profilent...

... comme le confirme l'étude menée début 2015, par l'ingénieur thermicien Bruno Jarno, collaborateur d'AVN, dans le cadre de la phase préparatoire d'un projet GEF (Global Environment Facility) pour le Ministère de l'Environnement du Sénégal.

L'étude est réalisée par quantification des émissions de Gaz à Effet de Serre sur le cycle de vie d'un bâtiment (matières premières, fabrication, transport, utilisation), pour une durée de vie de 30 ans, comparativement à un bâtiment en parpaing de ciment et toiture en dalle béton qui remplirait les mêmes usages de confort et de durabilité.

Pour un bâtiment de 25 m2, ce sont ainsi plus de 20 tonnes de CO2eq potentiellement économisées :


  • 3,4 t de CO2 eq économisées sur la phase construction et entretien --> la terre crue, matériau local très largement disponible, présente un très faible impact environnemental.
     
  • 17,1 t de CO2 eq économisables sur la phase utilisation d'énergie de climatisation pour accéder à un niveau de confort thermique acceptable (< 32 °C) --> la performance énergétique du bâti VN limite les consommations d'électricité pour le rafraîchissement dans un contexte où les infrastructures peinent à faire face à la demande croissante en électricité...

 

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Aujourd'hui, le défi pour l'Afrique sahélienne est d'anticiper et de s'adapter aux enjeux qui s'annoncent (augmentation des températures moyennes et croissance démographique) tout en oeuvrant à un développement durable et une croissance verte, permettant l'amélioration du niveau de vie des populations.

La diffusion à grande échelle (croissance du marché > 25%) de la technique Voûte Nubienne sur toute la bande soudano-sahélienne permettrait à plusieurs millions de personnes d'accéder à un habitat durable, confortable et adapté au changement climatique.

Cette adaptation s’accompagnerait d’une atténuation conséquente des émissions liées au secteur du bâtiment, (de l’ordre de 1,7 million de tonnes de CO2 eq à l’horizon 2030) ainsi que de nombreux co-bénéfices :

  • culturels (utilisation de technologies locales et appropriées),
  • économiques (création de centaines de milliers d’emplois verts),
  • technologiques (maîtrise de la demande en énergie),
  • environnementaux (préservation des ressources ligneuses).

 

Pour en savoir plus, la plaquette de communication sur ce sujet ici, à diffuser largement !

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