La solution

La solution :
un programme "pour des toits de terre au sahel"
dans une logique "1 TOIT, 1 MÉTIER, 1 MARCHÉ"

En 2000, après deux ans de recherches techniques, un maçon français Thomas Granier et un cultivateur burkinabé, Séri Youlou, ont fondé "l'Association la Voûte Nubienne" (AVN).

Liens vers la documentation officielle

 

Seri Youlou

Premier logo d'AVN

Thomas Granier

La mission d'AVN est de permettre, au plus vite et pour le plus grand nombre de bénéficaires, l’accès à une architecture adaptée et pérenne.

Pour ce faire, elle met en oeuvre le programme "pour des toits de terre au sahel", avec la logique d'action suivante :"1 toit + 1 métier + 1 marché"

Concevoir et affiner une technique de construction de bâtiments, donc de "Toits", adaptés aux demandes locales.
Définir et affiner le métier de maçon-VN et la transmission de ce métier, mais aussi travailler sur l'ensemble des métiers pouvant le compléter.
Modéliser et déployer une méthode permettant d'amorcer un marché global de la VN.

Cette logique d'action est déclinée dans 5 secteurs spécifiques d'activités :

  • Secteur 1 : Rural et semi-rural (périmètres urbains s'inscrivant dans des réalités socio-économiques de type rural)
  • Secteur 2 : Urbain (périmètres de grande urbanité)
  • Secteur 3 : Bâtiments complexes
  • Secteur 4 : Ouverture de nouveaux pays 
  • Secteur 5 : Recherche & Développement techniques
     

La VN, une réponse technique africaine ...

La voûte nubienne est un procédé architectural antique, venu du haut Nil, et historiquement inconnu dans les autres régions africaines.
Les plus anciennes voûtes nubiennes connues sont encore visibles à Louxor plus de 3300 ans après leur construction.
Cette technique permet de bâtir, avec un outillage de base, des matériaux locaux et des compétences simples, des habitations aux toitures voûtées.
Ses spécificités consistent en l’utilisation de terre crue, matière première abondante, malaxée sous forme de mortier et de briques séchées au soleil et l'absence de coffrage pour le bâti de la partie voûtée.
Ces voûtes mises en charge permettent l'usage de toits-terrasses.

VN antiques 1300 av. J.C. Ramesséum de Louxor - Egypte

La technique de la voûte nubienne a été adaptée pour permettre la construction de maisons. Elle s’inscrit facilement dans le mode de vie et d’apprentissage des populations concernées. Il en ressort une méthode épurée, facile à mettre en oeuvre ainsi qu'à transmettre par la formation et l’exemple.
Le procédé d’origine a également été adapté aux fortes précipitations que connaissent ponctuellement les régions africaines de type sahélien.
Les matériaux utilisés pour le gros œuvre du bâti (terre et pierres pour les fondations) sont pratiquement toujours disponibles à proximité des chantiers. Seules les ressources en eau peuvent présenter des difficultés d’approvisionnement suivant les lieux et les saisons.
 
 
 
 
Exemple de réalisations VN
 
 
Cette solution technique est donc une alternative concrète aux toitures de bois, de paille, de tôles ou de béton.
Elle représente aujourd’hui LA réponse africaine aux problèmes constructifs du bâtiment dans les milieux de type sahélien.
 

En savoir plus : 

Le concept technique VN

Les modularités du concept

Plans & guides

 

Une proposition maîtrisée par des maçons de métier

Le postulat d'AVN est que la technique VN doit être tranmise non par AVN directement, mais par des maçons VN indépendants à leurs apprentis sous forme de compagnonnage. Ainsi, la formation s'inscrit dans une réalité d'apprentissage sur de véritables chantiers (formation "sur le tas"), les apprentis étant confrontés immédiatement non seulement à la technique mais aussi aux difficultés d'organisation et de gestion qu'ils rencontreront plus tard en tant que chef de chantier. En revanche, AVN propose certains modules de formations spécifiques (entreprenariat / particularités techniques / rappel des règles essentielles ...) lors de congrès annuels.
Il y a 5 niveaux de formation -> l’apprenti débutant (ou C1) -> l’apprenti confirmé (ou C2) -> le maçon capable de construire une VN (ou C3) -> l’artisan capable de gérer un chantier (ou C4) -> l’entrepreneur capable de gérer plusieurs chantiers simultanément (ou C5).
Ces niveaux sont proposés aux différents apprentis et maçons par leurs pairs plus expérimentés dans un processus de cooptation, AVN les validant et les enregistrant.

 

Les artisans-maçons VN

  • sont issus des populations bénéficiaires
  • sont en majorité des cultivateurs
  • sont formés sur le terrain par d’autres maçons dans une logique de compagnonnage et dans une réalité de marché
  • transmettent leur savoir-faire à des apprentis
  • font la promotion de la technique VN pour vendre leur savoir-faire localement
  • supervisent les chantiers VN
  • sont capables de bâtir des maisons simples mais aussi, pour certains, des bâtiments plus complexes (éventuellement en partenariat avec des entreprises locales)
  • sont payés intégralement par leurs clients, en monnaie, échanges ou troc
  • ne sont donc pas salariés de l’association « la Voûte Nubienne »
     

Par ailleurs, dans leur grande majorité, ils collaborent avec AVN en lui transmettant des informations sur leurs clients et apprentis, et en participant à des congrès formateurs où ils échangent informations et savoirs-faire.
Certains d’entre eux vont plus loin, en prenant part à des actions spécifiques de vulgarisation (sensibilisation / formation spécifique) qui dépassent leur métier d’artisan ; ils sont pour cela ponctuellement indemnisés par AVN.

La formation des apprentis


Fin 2011, le programme "Pour des toits de terre au Sahel" aura permis la formation d'environ 120 artisans et entrepreneurs VN (C4 / C5) et d'autant de maçons (C3). Quelques 250 apprentis (C1 / C2) travaillent et progressent aux cotés de ces maîtres.
La progression de ces chiffres avoisine les 25 % de croissance annuelle et les ambitions du programme visent à doubler ce chiffre avant 2014.

Ces artisans n'ont que peu ou pas de difficultés à vendre leur savoir-faire, la demande d'ouverture de chantier étant soit égale, soit supérieure à l'offre qu'ils représentent.
A noter que nombreux sont ceux qui voyagent en Afrique pour répondre aux attentes de clients étrangers.

Des maçons VN au travail


C'est sur ces hommes courageux et ambitieux que repose l'ouverture du marché au plus grand nombre et donc la réussite de la mission du programme.

Devenir client d'un artisan VN

Plus d'infos sur la formation des maçons

 

Le marché VN ... garant d'une vulgarisation à grande échelle

AVN dispose d’un véritable programme de vulgarisation : son objectif est de tisser un réseau d’équipes régionales (AVN et/ou Franchisés) pour en mailler progressivement le Sahel tout en se retirant au fur et à mesure des premiers territoires amorcés.
Pour exemple : l’Amorce Régionale de Boromo au Burkina Faso est actuellement pilotée par une équipe AVN gérant une vingtaine d’Amorces Zonales qui comptent chacune 2 à 5 Amorces Villageoises.
En 2011 d’autres Amorces Régionales ont été ouvertess au Burkina sur la région de Koubri, au Mali à partir de la région de Ségou / Koutiala et du département de Podor au Sénégal.

L'amorce régionale fait émerger le marché sur de multiples territoires ciblés. Elle permet, grâce au travail des vulgarisateurs de l'Association et à l'engagement d'ambassadeurs locaux (personnes Clé), de faire la promotion du concept dans des villages ou des zones pilotes sur une région déterminée. Ceci induit, à terme, l'émergence et la croissance d'un maillage régional de marchés locaux, composés de maçons VN et de clients sensibilisés.

La Franchise permet au programme d'AVN de
bénéficier de l'engagement, de l'expérience et des réseaux de partenaires de terrains. La méthode "Amorce" est proposée sous forme de "Franchise" à d'autres acteurs de développement ayant une forte implication locale et qui inscrivent la vulgarisation du concept VN dans leurs propres missions. 

L'amorce "globale" complète l'Amorce régionale et la Franchise par le soutien global à un Marché déjà SEMI-AUTONOME (MSA) à un niveau national. Il s'agit d'un état plus abouti du marché dans lequel, sur une échelle nationale, les maçons et leurs clients n'ont plus besoin de la sensibilisation ciblée, et pour lequel AVN ne joue plus qu'un rôle de mise en contact, de facilitateur et de suivi.

 

L'Amorce régionale

 

Schéma d'Amorce régionale

Pour des questions logistiques (transport / distance / efficience), une équipe AVN concentre son travail de vulgarisation par la méthode d'Amorce sur une région déterminée (+ ou - 120 KM de rayon).

Schéma d'Amorce villageoise

Adjara est une vulgarisatrice burkinabée formée par AVN et basée sur la Région de Boromo.
Elle vulgarise la technique VN en amorçant des marchés à partir de multiples Villages-Pilotes.
Adjara nous explique la méthode de vulgarisation d'AVN :

"La méthode que j'utilise est simple, elle s'appelle Amorce car il s'agit d'amorcer le marché de la VN sur de nouveaux territoires"

 

 

Icône de l'Amorce villageoise

1 - Dans un Village Pilote, je repère une personne CLÉ convaincue par la technique et convaincante localement.
2 - J'accompagne cette CLÉ pour sensibiliser et valider un premier groupe de clients et d'apprentis intéressés. Nous ouvrons ainsi la Porte du marché VN.
3 - J'envoie un maçon VN pour lancer le marché local de la Voûte Nubienne : il va former les premiers maçons locaux sur les chantiers des premiers clients de ce Village Pilote.

Icône de l'Amorce zonale

4 - Au fur et à mesure des années (4/6 ans), je vais soutenir la croissance de ce marché VN en accompagnant les maçons formés dans leurs démarches de sensibilisation au concept VN dans un rayon de plus en plus large (dans les agglomérations voisines).
A terme les constructions et formations auront atteint un seuil suffisant pour permettre   l'autonomie du marché local et donc le retrait des vulgarisateurs et du ou des maçons exogènes.

5 - Dans un rayon d'une 40aine de km autour de ce Village Pilote, d'autres villages auront connu le même processus, permettant l'émergence d'une Zone Pilote.




Icône de l'Amorce régionale

6 - De même, les vulgarisateurs AVN permettront l'émergence d'autres Zones Pilotes qui conduiront à l'émergence d'une Région Pilote (~120 km de rayon).

7 - Sur ce modèle, mes collègues et moi-même allons diffuser la solution à grande échelle en nous retirant progressivement des territoires rendus autonomes.

 

D'une saison de construction à l'autre (saison sèche), les cadres AVN, les Clés (les ambassadeurs) et les maçons formés localement vont faire croître ce marché en élargissant son rayon géographique.

En quelques années ou quelques "Étapes", ce marché aura atteint suffisamment de maturité pour devenir autonome, impliquant ainsi le désengagement local d'AVN.
La multiplication à l'échelle zonale des Amorces Villageoises par l'action conjointe d'AVN, des personnes Clé et des maçons formateurs va permettre un maillage de pôles de marché qui sera le garant d'une large vulgarisation du concept VN à l'échelle régionale.
S'en suivra le retrait régional de l'équipe AVN.

Exemple d’évolution des impacts par Village Pilote
Etapes Nombre de VN construites Nombre de bénéficiaires directs Nombre d'apprentis VN Nombre de maçons VN
1 5 < 15 20 < 125 2 < 8 2 < 4
2 15 < 25 50 < 150 6 < 12 4 < 6
3 20 < 35 80 < 200 10 < 15 6 < 9
4
  • Autonomie du marché VN générée
  • Évaluation qualitative et quantitative des formations et des VN construites
  • Évaluation de l'autonomie du marché local et des impacts générés
  • Sensibilisation régionale

 

La méthode AMORCE a été primée en 2009 par le concours international Development Marketplace de la Banque Mondiale.

 

Des instants de sensibilisation !

La Franchise


Les vulgarisateurs AVN qui déploient la méthode ont aussi pour mission de la transmettre à des collaborateurs issus d'organisations partenaires, acteurs de développement ayant une forte implication sur le terrain et ayant inscrit la vulgarisation du concept VN dans leurs propres missions. Ainsi, le programme bénéficie de l'engagement, de l'expérience et des réseaux de ces partenaires.

Ces partenaires de terrain "franchisés" proposeront donc un de leurs collaborateurs qui sera formé au sein d'une équipe AVN, puis qui mènera le projet dans sa région d'intervention. Celui-ci, dans une relation de formation continue, restera en lien étroit avec l'équipe AVN. Il bénéficiera de visites de suivi sur sa zone et participera aux congrès annuels organisés par AVN.

Cette formation débute par un stage de 3 semaines avec les équipes de vulgarisateurs d’AVN, au sein d’une Région Pilote : soit Boromo (Burkina), soit Ségou (Mali). Il apprendra ainsi les rudiments de la vulgarisation, la maîtrise des outils et du discours “VN”.

Il repartira ensuite dans le Village Pilote choisi, avec sa mallette de vulgarisation, pour mettre en pratique ce qu’il aura appris. Un maçon VN l’accompagnera et sera en charge de la formation des maçons de la zone et du contrôle technique des chantiers. Tout au long de l’année, le vulgarisateur sera suivi et conseillé par ses formateurs VN à distance et il bénéficiera de visites de soutien et de contrôle.

En fin de saison (juin), il participera (à Boromo ou Ségou) au congrès des vulgarisateurs et des maçons VN, lui permettant de partager les informations sur son Village Pilote, son expérience, de lever ses doutes, de découvrir de nouveaux outils de vulgarisation. Un bilan annuel entre le partenaire franchisé et AVN est alors fait, décidant de l’arrêt ou de la poursuite du projet.

En début de saison suivante (octobre), un nouveau congrès permettra au vulgarisateur franchisé un complément de formation. Il repartira sur son Village Pilote pour une nouvelle saison. Au fur et à mesure des années, 4 / 6 ans, il devient autonome, permet le déploiement de nouveaux Villages Pilotes et participe à la formation de nouveaux vulgarisateurs.

Jeune vulgarisateur franchisé en formation !

L'amorce globale

Notre objectif, à l'échelle d'un pays et sur une quinzaine d'année, est la duplication de ce modèle régional et de ces Franchises par plusieurs équipes AVN.
Par la formation de cadres vulgarisateurs, ces équipes ont aussi pour mission de soutenir l'émergence de nouveaux déploiements régionaux dans d'autres pays d'Afrique.

Outre l'Amorce régionale, qui se concentre sur des populations et des cercles géographiques définis, AVN soutient le Marché Semi-Autonome (MSA) du concept VN par une méthode d'Amorce Globale.
En effet, sur une échelle nationale, AVN facilite la mise en contact entre des maçons VN et de futurs clients, récolte les informations liées à ce marché et suit au mieux les apprentissages qu'il induit. Cet état de marché s'apparente progressivement à celui d'un marché parfaitement autonome sur lequel il n'y a plus de nécessité d’intervention extérieure.
Dans les cas où les contacts entre maçons et clients se font directement mais qu'AVN a connaissance des chantiers réalisés et éventuellement des formations, nous parlons de Marché Autonome (MA).
Il existe aussi un Marché Invisible (MI) dont AVN n'a pratiquement aucune connaissance. Celui-ci est issu du travail de maçons ayant une totale indépendance avec le programme et n'est évidemment pas comptabilisé. Il représente l'étape ultime du processus de déploiement du programme.


Cliente VN - Boutiquière à Diébougou - BF

 

Voir les acteurs du programme d'AVN et du marché

 

Les différents secteurs d'intervention du programme

 

Les réalités de terrain, les divers degrés de nécessité rencontrés chez les groupes cibles et les moyens humains et financiers d'AVN ont obligé la sectorisation et la priorisation de ses activités :

Secteur 1 - Habitat rural et semi-rural

Majoritaires en Afrique sahélienne, les populations des zones rurales et semi-rurales* sont considérées par AVN comme étant "Le cœur de cible" (clients T1et T2). Du fait de la désertification et du manque de ressources, elles sont les plus directement touchées par les problématiques de l’habitat. De plus, le concept VN est en adéquation avec leurs réalités socio-économiques. Ce secteur est donc fondamental et prioritaire car il permet de générer le maximum d’impacts.

A noter que plus de 80% des ressources du programme sont actuellement dévolues à ce secteur.

* Sont nommées "semi-ruraux" par AVN, les territoires urbains qui s'inscrivent dans des réalités socio-économiques largement rurales.


Secteur 1 - Intérieur de maison villageoise VN

 

 

Secteur 2 : Habitat Urbain

Le concept VN s'inscrit aussi dans les réalités économiques et architecturales des périmètres de forte urbanisation (coûts, confort, usage des toits-terrasses, construction en étage, ...). Pourtant les spécificités techniques et administratives inhérentes aux zones de grande urbanité et aux typologies de leurs clientèles (urbains plutôt aisés) impliquerait un "sous-programme" particulier. Au regard des moyens, tant humains que financiers, disponibles à ce jour, AVN n’a pas actuellement d'ambition directe sur ce secteur.
La croissance de ce secteur est pour l'instant liée à l'implication de partenaires soutenus par AVN dans l'accompagnement d’artisans et d'entreprises.
À ce jour, sur les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, de Ségou et de Thiés, AVN peut permettre des relations directes entre des clients et des acteurs de la construction VN (peu nombreux il est vrai !) qui, ayant fait leurs preuves, proposent en toute indépendance leur savoir-faire.
Dans le but de dynamiser ce secteur d'activité, des réflexions avec des acteurs institutionnels et privées (mairies, investisseurs sociaux, banques, entreprises, …) sont en cours.


Secteur 2 - Intérieur de cuisine VN

 

Secteur 3 : Bâtiments Complexes

Le concept VN peut être utilisé, parmi d'autres techniques, dans la réalisation de bâtiments complexes et/ou de taille importante pour des usages tant publics que privés. Seules des entreprises s'étant formées à la technique VN, et capables par ailleurs de suivre et de garantir ce type de chantiers, pourraient proposer leurs compétences sur ce segment du marché. Là aussi, par manque de moyens, AVN n'a pas actuellement d'ambition particulière.
Nous invitons des partenaires de terrain et/ou des investisseurs sociaux à accompagner des entreprises locales dans cette démarche entrepreneuriale de formation et de mise en oeuvre.
AVN assurera là un rôle de mise en réseau, de conseil et de dynamisation de ce marché émergent.


Secteur 3 - intérieur d'une salle de classe VN/BA

 

Secteur 4 : Ouverture du programme dans de nouveaux pays

AVN a pour volonté l'ouverture du programme dans de nouveaux pays dans lesquels les conditions géologiques, climatiques, socio-économiques et culturelles permettent et nécessitent la vulgarisation du concept VN. Ces éléments contextuels peuvent être éventuellement validés par des missions spécifiques d'AVN.
Ces validations acquises, c'est principalement l'engagement de partenaires locaux expérimentés qui permettront ces nouvelles amorces de déploiement. En ce sens, AVN-Burkina s'applique à former les cadres tant issus de ses rangs qu’appartenant aux équipes de ses partenaires. Ceux-ci permettront à terme l'ouverture d'équipes régionales et nationales.


Secteur 4 - première voûte construite à Madagascar (Majunga)

 

Secteur 5 : Recherche technique

Le concept VN est techniquement validé. Il a été volontairement normalisé et standardisé sous une forme simple et répétitive, ceci dans une logique d’appropriation maximum (transfert de compétences) et de diminution maximum des risques de malfaçons.
Ceci exposé, AVN et certains de ses partenaires (les artisans VN y compris) mènent des recherches sur des techniques complémentaires au concept VN, qui viennent renforcer ses qualités de résistance aux intempéries, qui permettent un choix plus large de matériaux au regard des disponibilités locales, ou qui optimisent ses qualités et ses usages architecturaux.
Pour exemple, des recherches sont actuellement menées sur des enduits de goudron, sur des acrotères et des fondations en pisé, sur des briques de terre capables d'accorcher des enduits de ciment et sur des plans adaptés à certaines clientèles spécifiques (urbaines, région du nord Sénégal ...) ou à des stockage refroidis. 

 


Secteur 5 - tests techniques sur des fondations en pisé 
pour parer l'absence de cailloux sauvages

N.B.
- Environ 20% des ressources d’AVN sont réparties entre les secteurs 2 à 5, considérés comme secondaires.
- Malgré l'absence de moyens permettant une véritable implication sur ces secteurs secondaires, il est clair que ceux-ci peuvent largement participer au changement d’échelle du déploiement du marché VN. AVN reçoit de plus en plus de demandes sur ces secteurs qui constituent un marché potentiel important pour les maçons formés.

 

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